Ma vision du monde

Pour moi, la liberté n’est qu’un leurre. Et ça commence par les chiffres. Que ce soit l’heure, ou l’argent, ce sont des notions qui sont totalement opposées à celle de liberté. L’homme n’est pas libre, mais il le croit. Et il faut croire que ça lui suffit. Les chiffres dirigent nos vies. Il faut de l’argent pour vivre; se nourrir, se loger, se soigner. Pour gagner cet argent, il faut travailler, avec un certain planning à respecter (sans parler du fait que cela consiste à donner ou recevoir des ordres). Je crois me rendre compte que c’est très… spécial de penser de cette façon. Je crois. Mais c’est tellement vrai.

J’accepte mal de devoir suivre un chemin bien définit. Aller à l’école, puis travailler. Toujours faire ce qu’on nous dit de faire, jusqu’à ce qu’on soit trop vieux pour ne plus être utile à la société.

Je me sens extérieur à tout ça. Je ne suis pas dans le même monde. J’ai essayé de travailler, de sortir, de voir du monde. Sympathiser avec les gens. Je voulais voir jusqu’où je pouvais aller. Je n’ai pas duré un mois dans l’association et sept mois après, je pétais un plomb. Je retournais à ma vie en solitaire, ne gardant qu’un contact de l’assoc’. Des fois, je suis triste de me dire que la présence des gens me rend mal.

Quand je dois faire des courses ou acheter des fringues, j’ai tendance à redouter qu’il y ait foule.ça a été le cas cet après-midi à la braderie. C’est rare qu’il y ait autant de monde. Dans ces moments là, la colère monte, je deviens speed. Je panique.

J’avais été invitée à une soirée pour le premier de l’an. Une grosse soirée. J’ai bien fait de ne pas y aller. Je me suis remerciée d’avoir refusé. Ambiance enfumée avec spot lumineux et il semblait y avoir du monde.

Les gens dits « normaux » ont souvent du mal à comprendre qu’on puisse être si différent. Ils croient souvent que c’est une question d’effort, de volonté, de fainéantise. Ils pensent que c’est un coup de déprime, que c’est passager. Mais c’est bien plus que ça. Comme le dit mon psy, je suis « socialement inadaptée ». Et des fois, j’aurais presque tendance à le revendiquer, tellement je n’aime pas ce monde. Souvent, il me répugne. Le fonctionnement que nous devons avoir, me répugne. Et nous, nous sommes des cas soc’.

Qui a décidé que la vie, c’était ça ? De l’esclavage.

 

 

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