Les symptômes; mon avis

Source : encyclopedia.fr

  Le trouble de la personnalité limite (TPL) est une affection psychiatrique grave et courante caractérisée par une instabilité émotionnelle, une impulsivité marquée et d’importantes déficiences dans la capacité de travailler et d’entretenir des relations significatives. Les patients atteints du TPL luttent contre une peur irraisonnée de l’abandon, des perturbations identitaires et un mode de pensée persécutoire. Elles sont susceptibles d’avoir des tendances suicidaires, des comportements autodestructeurs répétés, accompagnés de troubles de l’humeur, d’anxiété et de toxicomanie. Stern (1938) est l’auteur du terme « personnalité limite » décrivant les patients psychiatriques déficients et difficiles à traiter dont les symptômes se situent quelque part entre la névrose et la psychose. Les personnalités limites constituaient donc « une catégorie plus vaste de patients dont la psychologie ne reflétait pas le chaos, la déviance ou la déficience habituellement associée aux patients psychotiques au cours des épreuves de réalité, et qui n’avaient pas la capacité d’intégration, la stabilité relationnelle et le contrôle des pulsions affectives habituellement associés aux patients névrosés » (Kernberg and Michels 2009). Le trouble de la personnalité limite demeure l’un des problèmes de santé mentale les plus graves de tout le domaine de la psychiatrie.

 

Sentiments chroniques de vide :

J’ai eu du mal à comprendre ce qu’est un sentiment chronique de vide. C’est finalement tout bête, bien que le terme semble en dire plus. C’est le fait d’être « vide » à l’intérieur. Ne pas savoir dire ce qu’on aime ou plutôt à mon sens, avoir une définition différente. Je n’ai pas de passions et il est vrai que ça m’a longtemps posé problème. « T’as des passions ? » ouch… la question qui fait mal. Je pense que quelqu’un qui n’a pas de passion ou qui ne sait pas répondre à la question « qu’est-ce que tu aime dans la vie ? », n’est pas intéressant aux yeux des autres. Je me retrouve entièrement dans la définition du sentiment chronique de vide du site que j’ai cité en tête d’article.

 

Difficultés à gérer la colère :

J’ai ce problème depuis l’adolescence, mais j’ai fait de gros efforts là-dessus. Même si je suis plus sereine qu’avant, il m’arrive encore de m’énerver assez fort pour des choses futiles. Crises de larmes, tremblements, manque d’air. Et souvent, mutilation.

 

Perturbation de l’identité :

Ce qui change le plus, ce sont mes goûts vestimentaires. J’ai eu une période où je ne portais que du bleu, ça a duré 5 ou 6 ans. Mais j’ai beaucoup changé de style : passer du large au moulant, du décolleté au ras du coup. Tout en restant bleue ! Cela fait un an que j’ai varié les couleurs, mais je continue de changer de style. Quand j’ai envie d’en changer, c’est que j’ai honte de mes fringue. Je me sens complètement dépassée.

Je peux me sentir pleine de qualités, jolie, confiante et pleine d’assurance, et deux jours après, me trouver dégueulasse, sans énormément de qualité et surtout un gros paquet de défaut, dont celui d’être « malade ».

 

Instabilité dans les relations interpersonnelles :

Le mot « instabilité » me dérange un peu. Je n’ai pas forcément le sentiment d’être instable dans mes relations, si ce n’est qu’il m’arrive de ne pas donner de nouvelles pendant plusieurs mois, ni de voir mes amis pendant une période aussi longue. J’ai toujours eu tendance à adorer les personnes que je rencontre, puis deux jours après, les trouver sans intérêts et bourrées de défauts inacceptables pour moi. J’essaie de garder de la distance, de ne pas m’attacher trop vite à cette image que je me fais des gens parce que depuis le temps, j’ai bien compris comment je fonctionne même si j’en comprends encore mal le fonctionnement.

 

Instabilité émotionnelle : 

Je ne peux absolument pas contredire ce point. Il me semble avoir toujours été instable à ce niveau. Me sentir bien, puis mal. Heureuse, puis triste. Sereine, puis angoissée. Je suis un véritable yoyo qui ne s’arrête jamais. Actuellement, je me sens plutôt moyen. Ni bien ni mal, mais légère envie de pleurer. ça ne viendra évidement pas, puisque je me sens quand même « un peu bien ». Fuck la logique.

 

efforts effrénés pour éviter les abandons :

Je l’avoue, je me fais des films et j’essaie beaucoup d’interpréter les textos. J’en ai reçu un d’un ami ce matin pour me dire que ce n’est finalement pas possible pour lui de venir aujourd’hui, très bref, sans même une « bise ». Je meurs d’envie de lui demander s’il y a un problème, mais je sais très bien que j’ai saoulé plus d’une personne avec ce genre de comportement. Alors je ne dis rien et ça ronge un peu !

 

symptômes dissociatifs et une idéation persécutoire (impression de sortir de son corps, d’être victime d’un complot) :

L’impression de sortir de mon corps et de voir ma vie de l’extérieur ne m’est jamais arrivé. Mais je crois que je pourrais facilement me sentir victime d’un « complot ». Je peux me mettre tellement de choses en tête ! Il m’arrive par contre de me sentir régulièrement persécutée. Un peu trop, même. Ce qui me donne le sentiment qu’on me manque de respect et ce qui a tendance à me porter sur les nerfs. Je peux devenir mauvaise par les mots, dans ces moments là.

 

Impulsivité :

J’ai toujours été impulsive, mais là aussi, j’ai fait un grand chemin pour l’être moins. J’essaie d’attendre avant de prendre une décision à vif. J’essaie de tout peser objectivement et ça me réussi plutôt bien je pense. Sauf pour la mutilation, que je ne gère pas tant que ça. La dernière fois, après avoir pété un plomb, je n’ai que de vagues souvenirs de m’être mutilée.

 

Des idées et des gestes suicidaires ou d’auto-mutilation :

J’ai commencé la mutilation à l’adolescence et j’ai repris en 2013. Il m’est déjà arrivé de vouloir faire du chantage de cette manière. Je n’en suis pas fière, mais je l’ai fait. Je ne me mutile qu’occasionnellement, quand je n’arrive plus à gérer tout ce que je ressens à l’intérieur. Comme si le seul moyen de me soulager était de créer une ouverture sur ce corps, qui puisse laisser partir tout ce que je ressens de mauvais. Un peu comme éclater un bouton de pu !

 

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